Digiscopie
Avec la disgiscopie, nous sortons du thème principal du blog, mais je trouve que le sujet mérite cette digression.
la digiscopie est une technique photographique qui permet, par couplage d’une longue-vue et d’un appareil photo numérique, d’obtenir des facteurs de grossissement de 30 à 100. En comparaison, un téléobjectif de 300 mm monté sur un réflex numérique donne un grossissement de 9.
Cette technique fait donc merveille pour l’astronomie et pour la photographie d’animaux, situés au loin.
( Quelques photos prises avec mon matériel )
Toute médaille a son revers, et nous verrons les limites de cette nouvelle technique.
De nombreux sites internet traitent du sujet de manière exhaustive et savante, je me contenterai donc de vous faire part de ma modeste expérience.
Mon équipement
Un petit télescope CELESTRON de 90 mm de diamètre. Cet instrument, très compact, dispose d’une optique, à miroir et lentilles, d’une excellente qualité et permet de bonnes observations, tant astronomiques que terrestres. Sa légèreté et sa taille, 1,6 kg pour 20 cm de long, permettent de le transporter partout et assurent une mise en oeuvre rapide.
Ce télescope, type Maksutov, offre un autre avantage: il ne présente aucune aberration chromatique et concurrence donc les lunettes haut de gamme, à lentilles fluorite. Une réserve cependant: prévu à l’origine pour les observations astronomiques, il ne bénéficie pas de de la protection et de l’étanchéité des lunettes tout-terrain.
Un pied très stable MANFROTTO, muni d’une rotule aux mouvements fluides, est indispensable pour les prises de vue. En effet, aux forts grossissements le moindre bougé se paye cash par un flou que vous pourrez toujours qualifier d’artistique.
Un APN SONY DSC-G1. Pour la digiscopie, cet appareil présente les deux avantages suivants :
un grand écran de contrôle de 3,5 pouces et de 920 000 pixels de définition. Il offre une vision panoramique et permet une excellente mise au point. C’est, à ma connaissance, le seul APN compact qui dipose, à ce jour, d’un tel écran. En digiscopie, le confort de visée est primordial.
Sa taille et son excellente définition permettent même une observation visuelle de bonne qualité, directement depuis l’écran de l’APN
Un zoom interne au boîtier. Comme l’appareil numérique est placé à quelques millimètres de l’oculaire du télescope, il est important que la distance entre l’objectif de l’appareil et l’oculaire du télescope reste constante.
Un adaptateur pour coupler le télescope et l’APN: une pièce essentielle du digiscope. En effet, il faut aligner, de manière la plus parfaite possible, les axes optiques des deux appareils. Les produits disponibles dans le commerce ne m’ont pas convaincu et j’ai préfèré bricoler un système personnel qui me donne toute satisfaction. Le déclencheur souple est un « plus », très utile dans la plupart des cas.
L’adaptateur arrime, de manière très précise et très ferme, l’APN et l’oculaire dédié. Ainsi, on peut passer, en une seconde, de la photo à la vision directe, simplement en changeant d’oculaire. Intérêt indéniable durant les séances d’observation !
Le Digiscope ne présente aucun vignettage.
Optimisation Digiscope APN compact
Optimisation Digiscope commentaires
Les fichiers EXCEL sont réactualisés régulièrement, pour tenir compte des remarques des Internautes.
L’intérêt et les limites de la digiscopie
l’intérêt est évident: photographier des animaux de très loin, directement dans leur milieu naturel, sans les déranger. On peut alors obtenir des clichés d’une rare vérité. Les parcs animaliers et ornithologiques sont une source inépuisable de sujets.
Rien ne vous empêche, également, de jouer les paparazzi et de mitrailler vos stars préférées à leur insu. Mais là, nous abordons un autre domaine, semé d’embûches ! 
Les débuts en digiscopie sont laborieux, car il faut faire de nombreux clichés pour trouver les bons réglages. Chaque longue-vue, chaque APN nécessitent des réglages particuliers, mais une fois l’ensemble apprivoisé, votre taux de réussite sera spectaculaire.
Le petit logiciel joint, « Optimisation Digiscope », vous permettra de gagner du temps dans vos premiers pas en vous indiquant les meilleurs réglages de base, en fonction de votre matériel. Je l’ai confronté à ma propre configuration, et les résultats sont conformes aux calculs. Mais les chiffres ne remplaceront jamais l’oeil du photographe ! 
Choisissez des sujets relativement statiques. En raison de l’effet de zoom, vous aurez du mal à « shooter » une mouche en vol. N’oubliez pas qu’un grossissement de 60, courant en digiscopie, correspond à un téléobjectif de 2 000 mm ! ! 
Attention aux sujets pris dans la pénombre ou en soirée, car l’ensemble optique est un vrai « mangeur » de lumière.
Vous n’obtiendrez jamais, avec cette technique, le « piqué » de nos bons vieux réflex, Nikon Canon ou Minolta, du fait de la construction optique du dispositif.
Mais les logiciels de retouche permettent des miracles pour améliorer la netteté, la luminosité ou le contraste de vos clichés préférés.
Vous pourrez même tenter de réaliser des petites séquences vidéo, puisque certains appareils le permettent !
Si cette technique vous intéresse, je vous invite à télécharger le fichier ci-dessous, qui vous donnera quelques conseils de base, sur le choix du meilleur équipement.
Deux sites très intéressants : http://www.ornithomedia.com/
Bonne chasse photographique ! 




















Bonsoir, j’ai téléchargé vos programmes , mais je n’y connais pas grand chose dans les formules
J’aimerai pouvoir rentrer en contact avec vous via email , pour que je vous explique mon matériel et que vous m’aidiez à calculer les rapports
Je vous souhaite une bonne soirée et aussi un bon we
Denis de Virton en Belgique